« La musique ne peut pas se permettre le luxe d’être explicite »

« La musique ne peut pas se permettre le luxe d’être explicite »

Je trouve que c’est une erreur de filmer un concert comme si on était dans la salle. Si on a le privilège de pouvoir en faire un document télévisuel ou un film, il serait intéressant de montrer des aspects que le public ne peut jamais voir. Pas nécessairement de montrer ce que joue le piccolo ou ce que joue le violon, ça c’est ennuyeux et ça n’a aucun intérêt. Parceque cela a un côté explicite que la musique ne peut pas se permettre. La musique ne peut pas se permettre le luxe d’être explicite. Elle est une forme de magie et je crois que les caméras ont ce pouvoir fantastique de sauvegarder cette magie et ce secret.

Alexis Weissenberg. Interview Christian Labrande, dirigé par Philippe Truffault.

Vestard Shimkus, le balte aux doigts de feu

Vestard Shimkus, le balte aux doigts de feu

Il ne faut pas attendre longtemps pour se rendre compte que Vestard Shimkus a un rapport charnel avec son clavier. Je l’ai entendu vendredi dernier, à la salle Cortot, dans un programme bicéphale, très original. Je connaissais le pianiste au disque, dans Soler chez Naxos et Rachmaninov chez Artalinna. On y retrouve son jeu franc et son sens de la musicalité, à la fois inné et très personnel, ce qui est une denrée rare.

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Le prodigieux Benjamin Grosvenor

Le prodigieux Benjamin Grosvenor

Benjamin Grosvenor s’est produit hier soir (lundi 2 février 2015) à la salle Gaveau. Je l’avais déjà entendu il y a quelques années au festival Chopin au parc des Bagatelles. A l’époque j’étais convaincu qu’il n’était pas à son niveau, notamment par des conditions relativement difficiles (arrêtons de faire jouer des pianistes dans des serres !), en ouverture de festival. J’ai bien fait d’insister !

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