Un bûcher dans le port

Sur la table, la lampe a pétrole était déjà allumée, mais les deux fenêtres étaient écarlates, comme si le soleil, en se couchant, était tombé dans la cour. Maintenant il flambait dans la caisse de béton et le mur était couvert de flammes qui léchaient les carreaux.

L’écrivain slovène Boris Pahor décrivant l’incendie par les fascistes, en 1920, du Narodni Dom, le centre communautaire slovène de Trieste.

Beat Generation

Beat Generation

J’ai écrit Sur la route en trois semaines pendant le joli mois de mai 1951 alors que je vivas dans le quartier de Chelsea au sud-ouest de Manhattan, sur un rouleau de 30 mètres et j’ai mis là en mots la Beat Generation, disant au point où j’en étais, en plein milieu d’une fête dingue entre potaches dans une cabane de mineur abandonnée : « Les gamins sont épatants ici, mais où sont Dean Moriarty et Carlo Marx ? Oh bon, j’imagine qu’ils ne feraient pas partie de la bande, ils sont trop sombres, trop étranges, trop souterrains et je suis en train de rejoindre lentement une nouvelle sorte de beat generation. »

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« La musique ne peut pas se permettre le luxe d’être explicite »

« La musique ne peut pas se permettre le luxe d’être explicite »

Je trouve que c’est une erreur de filmer un concert comme si on était dans la salle. Si on a le privilège de pouvoir en faire un document télévisuel ou un film, il serait intéressant de montrer des aspects que le public ne peut jamais voir. Pas nécessairement de montrer ce que joue le piccolo ou ce que joue le violon, ça c’est ennuyeux et ça n’a aucun intérêt. Parceque cela a un côté explicite que la musique ne peut pas se permettre. La musique ne peut pas se permettre le luxe d’être explicite. Elle est une forme de magie et je crois que les caméras ont ce pouvoir fantastique de sauvegarder cette magie et ce secret.

Alexis Weissenberg. Interview Christian Labrande, dirigé par Philippe Truffault.

La Fanciulla del West (La fille du Far West)

La Fanciulla del West (La fille du Far West)

« Ils chantent leur joie d’être ensemble, et Minnie, ayant persuadé Johnson qu’il doit passer la nuit chez elle, car il neige, prépare un lit devant le feu. On entend du bruit dehors. Minnie cache Johnson derrière les rideaux du lit et ouvre. Ce sont Rance, Nick, Ashby et Sonora qui s’inquiétaient : ils ont découvert que Johnson n’était autre que Ramerrez. Castro les a conduits à sa cachette. Là, Nina Micheltorena leur a montré une photo de lui – Rance la tend à Minnie, qui rit bruyamment. Lire la suite « La Fanciulla del West (La fille du Far West) »