Deux courses en eau libre au Pradet

Deux courses en eau libre au Pradet

J’ai posé mes valises à Toulon et je profite d’un magnifique cadre naturel. Près d’une piscine de 50 mètres et à deux pas de la mer, je combine les deux pour m’entraîner. Pour m’entraîner pour quoi ? Et bien pour ces deux courses : la traversée de la baie de la Garonne à la nage, et l’aquathlon du Pradet.

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Le havre des bibliothèques

Le havre des bibliothèques

S’il y a bien un service public disponible quasiment partout et que je fréquente régulièrement, ce sont les bibliothèques.

Lorsque j’habitais à Paris, j’avais la chance d’avoir pour plus proche bibliothèque celle du 18ème arrondissement, Vaclav Havel, qui est un modèle actif de ce que peut offrir une bibliothèque d’aujourd’hui. Jugez plutôt : plus de 7000 mangas, une collection et une salle de jeux vidéos, une salle informatique, une présence active sur les réseaux sociaux, une médiation numérique, une médiation sociale, de l’accueil aux migrants, des animations jeunesses… en plus des services traditionnels d’emprunt et de consultation de livres et revues, dans lesquels on a tendance à enfermer le rôle de la bibliothèque.

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Mendiant iranien

Face à l’entrée de Station View un mendiant en belle santé était étendu à l’ombre d’un platane sur un journal déplié qu’il changeait chaque matin. Le sommeil à plein temps est une opération délicate ; malgré une longue carrière de dormeur, notre voisin cherchait encore cette position idéale que bien peu trouvent de leur vivant. Au gré de la température ou des mouches, il essayait des variantes évoquant tour à tour le sein maternel, le saut en hauteur, le pogrom ou l’amour. Réveillé, c’était un homme courtois, sans cet air rongé et prophétique qu’ont si souvent les mendiants iraniens. Il y a peu de misère ici, et beaucoup de cette frugalité qui rend la vie plus fine et plus légère que cendre.

Nicolas Bouvier, dans L’usage du Monde. Ecrit entre 1953 et 1954.

Prokofiev à profusion

Prokofiev à profusion

Les lundi 21 novembre et mardi 22 novembre la Philharmonie de Paris invitait l’orchestre Mariinski et son chef Valery Gergiev pour un programme tout Prokofiev, avec en particulier les cinq concertos pour piano. Je m’y suis rendu le lundi 21 où étaient joués les trois premiers concertos ainsi que des extraits de suites de Roméo et Juliette de Prokofiev.

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Samson et Dalila de Saint-Saëns à Bastille

Samson et Dalila de Saint-Saëns à Bastille

 

J’ai assisté à l’une des dernières représentations mercredi 5 novembre 2016 du Samson et Dalila de Saint-Saëns. J’ai été globalement enthousiasmé par le spectacle, par ses qualités indéniables, qui ne cachent quelques défauts. Et bien sûr je vais vous en parler ! D’autant que mes impressions ne sont pas tout à fait en accord avec d’autres critiques que j’ai pu lire.

Je connais assez mal cet opéra à vrai dire, quand au mythe qu’il décrit, je n’en connais que les grandes lignes. J’avais même complètement oublié que la célèbre bacchanale faisait partie du troisième acte de cet opéra (c’est une pièce instrumentale), ce qui me fit l’effet d’une bonne surprise.

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Lionel Bringuier et Jean-Yves Thibaudet

Lionel Bringuier et Jean-Yves Thibaudet

Rien de mieux qu’un concert à la Philharmonie de Paris pour terminer la semaine ! J’expérimente cette fois le tout premier rang, le nez presque dans le piano. Je profite à fond de la scène et des musiciens : leurs expressions, leurs regards les uns avec les autres, leur attention au chef… Un régal. En revanche, je ne vois presque rien du pianiste, à part son jeu de pieds !

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Rachmaninov et Jenkins par le COGE

Ce concert se déroule au grand amphi Binet de l’université Paris Descartes. Le programme est le suivant : l’île des morts de Rachmaninov et la messe « The Armed Man » (l’homme armée) de Karl Jenkins. Le COGE (choeur et orchestre des grandes écoles) investit deux fois par ans les lieux pourtant sous proportionnés pour leurs besoins. Les percussionnistes sont dans les coins et quelques choristes du premier rang doivent se mélanger aux musicien du dernier. Cette formation amatrice de grande ampleur s’attaque souvent à des œuvres grandioses, où éclate la verve d’une jeunesse éternelle.

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